TERRE KEPLER 186 F


 

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http://www.20minutes.fr/sciences/1355657-kepler-186f-planete-potentiellement-la-plus-semblable-a-la-terre-jamais-decouverte

 

 

Que signifie Kepler-186f?

 

C’est le nom donné par la Nasa à la cinquième planète du système Kepler-186 (après les planètes b, c, d, et e, le «a» étant réservé à l’étoile), découverte grâce au télescope spatial américain Kepler. C’est la première planète hors du système solaire -soit une «exoplanète» ou une «planète extrasolaire»- de la taille de la Terre trouvée dans la zone habitable d’une autre étoile.

 

Va-t-on pouvoir y habiter?

 

Kepler-186f est de taille terrestre. Elle fait partie d’un mini-système solaire, un ensemble de cinq planètes orbitant autour d’une étoile plus petite et plus froide que le Soleil. La zone où orbite Kepler-186f est tempérée: l’eau peut y être liquide. Les spécialistes l’estiment donc «habitable», puisque la vie telle que nous la connaissons dépend de l’eau. Comme il n’est pas exclu qu’elle abrite de l’eau, la vie pourrait s’y développer. Cependant, Kepler-186f se trouve très loin de la Terre: elle évolue dans un système stellaire à 490 années-lumière du Soleil, soit… plus de 4,6 millions de milliards de kilomètres.

 

Pourquoi est-ce une si grande découverte?

 

Parce que Kepler-186f est potentiellement la planète la plus semblable à la nôtre jamais découverte. Près de 1.800 exoplanètes ont été détectées depuis 1994, et une vingtaine d’entre elles seulement sont en orbite autour de leur étoile dans la zone habitable. Mais elles sont nettement plus grandes que la Terre, et de ce fait il est difficile de déterminer si elles sont gazeuses ou rocheuses.

 

Selon les modèles théoriques sur la formation planétaire, des planètes dont le rayon est 1,5 fois inférieur à celui de la Terre ont peu de chance d’accumuler une atmosphère épaisse comme les planètes gazeuses géantes de notre système solaire. Kepler-186f a un rayon de 1,1 fois celui de la Terre, et entre ainsi dans la catégorie des planètes rocheuses de notre système solaire comme la Terre, Mars ou Venus.

 

Mais ce ne sont là que des extrapolations. «Pour être sûr qu’elle soit rocheuse il faudrait avoir la masse de la planète ce qui n’est pas possible avec les instruments actuels», expliqué à l’AFP Emeline Bolmont, chercheuse du Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux) qui a participé à cette avancée.

 

Quand en saura-t-on plus sur cette exoplanète?

 

Paul Hertz, directeur de la division d’astrophysique de la Nasa a indiqué lors d’une conférence de presse que les futures missions de l’agence, comme letélescope spatial James Webb, qui succédera à Hubble en 2018 et sera plus puissant, «pourront découvrir les exoplanètes rocheuses les plus proches et déterminer leur composition ainsi que la nature de leur atmosphère». Il pourrait ainsi permettre d’en savoir plus sur Kepler-186f.